Nouvelle Présentation

Saint Martin

Soumis par JPB le mer 05/08/2020 - 18:47
Eglise de l'Assomption à Saint Martin Vésubie

316-397 environ.

Culte

Fêté de le 11 novembre il est le patron des chapeliers, des papetiers, des tailleurs et des meuniers. La tradition locale rapporte qu'il fut ermite à Aiglun et qu'il aurait prêché en Roya. Il était considéré comme un protecteur des passages dangereux. Il s'agit d'un des saints les plus populaires en France.

Attributs

En saint légionnaire ou en évêque. L'épisode le plus représenté est celui du partage du manteau. Martin vient du latin martius (guerrier), Mars est le dieu de la guerre.

Hagiographie

Son disciple Sulpice Sévère a écrit une vie de Saint Martin. La Légende Dorée de Jacques de Voragine  lui consacre un long article.

Martin est né en l’an 316 dans la province romaine de Pannonie dans la cité de Sabaria, Szombathely en Hongrie. Son père dont la famille est originaire de Pavie en Italie du nord, était tribun militaire de l'Empire romain. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut se convertir au christianisme. En tant que fils de magistrat militaire, Martin suit son père au gré des affectations de garnison. Alors que l'âge légal de l’enrôlement est de 17 ans, il force son fils de 15 ans à entrer dans l’armée.

Affecté en Gaule, c’est lors d’une de ces rondes de nuit qu’un soir d’hiver 337 à Amiens  il partage son manteau avec un déshérité, une tradition précise que c'est du au fait que la moitié est la propriété de l'armée romaine.  Il tranche son manteau. La nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé «cape» sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot chapelle et sera un emblème dynastique pour les carolingiens.

En mars 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin contre les Alamans à Civitas Vangionum en Rhénanie; ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang et il refuse de se battre. Il propose de servir de bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi mais les Barbares demandent la paix.   

En 356, ayant pu quitter l’armée il se rend à Poitiers pour rejoindre Saint Hilaire, évêque de la ville depuis 350. Au cours du même voyage, il rencontra le Diable. Dans la région des Alpes, il fut un jour attaqué par des brigands. Les voleurs le délivrèrent et l'un d'eux demanda à Martin de prier pour lui. 

Martin est averti «en songe» qu’il doit rejoindre ses parents en Illyrie afin de les convertir. Il réussit à convertir sa mère mais son père reste étranger à sa foi. En Illyrie, Martin est publiquement fouetté puis expulsé. Il s’enfuit et se réfugie à Milan mais Martin est à nouveau chassé. Il se retire en compagnie d'un prêtre dans l’île déserte de Gallinara non loin du port d'Albenga et se nourrit de racines et d’herbes sauvages. Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu qu’il ne meure.

En 360 Hilaire retrouve son évêché. Martin en est informé et revient lui-même à Poitiers. Alors âgé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain qu'Hilaire lui indique près de Poitiers. Martin y crée un petit ermitage, que la tradition situe à 8 km de la ville: l’abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples. Il crée ici la première communauté de moines en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de Saint Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

En 371 à Tours, les habitants veulent choisir Martin pour évêque mais celui-ci s’est choisi une autre voie et n’aspire pas à l'épiscopat. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371 sans son consentement. Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les «apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints»: c’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté. Tout ce monde voyage à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire. Martin semble avoir largement sillonné le territoire de la Gaule.

A la fin de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Candes sur Loire, à l'ouest de Tours. Son intervention est couronnée de succès, mais le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendres comme mouraient les saints hommes; disputé entre Poitevins et Tourangeaux, son corps est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre.

Saint Martin aurait prêché dans la région de Nice pendant la période romaine d'où le culte très fort qui lui est dédié.

Photo: Saint Pierre et Saint Martin  par Louis Bréa, église de l'Assomption à Saint Martin Vésubie.