Trinitaires

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Mise à jour
25-11-2016
La Croix Trinitaire

Photo : la Croix Trinitaire (à droite pour les Réformés).

Trinitaires ou Ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des captifs,

dit ordre des Trinitaires ou Mathurins

1193

Les trinitaires portent depuis leur fondation un habit blanc sur lequel figure une croix rouge et bleue.

Règle

Ordre  religieux  qui adopta sa propre règle même si elle est proche de la Règle de Saint Augustin.

Origine

C'est un ordre religieux catholique fondé en 1194 à Cerfroid près de Brumetz dans l'Aisne par les Français Saint Jean de Matha et Saint Félix de Valois, à l'origine pour racheter les chrétiens prisonniers des Maures. C'est la plus ancienne institution officielle de l'Église catholique romaine consacrée au service de la rédemption sans arme à la main. Les Frères de la maison de la Trinité devront vivre dans l'obéissance, la charité, la prière, et le jeûne, sans rien posséder personnellement. Une partie de leurs revenus sera affectée statutairement au rachat des captifs emprisonnés par les païens. Ils sont tenus à la célébration en commun de l'office. Le pape attribue à l'ordre nouveau le monastère Saint-Thomas-à-Formis, première fondation Trinitaire à Rome. Ils fondent à Paris en 1209 le couvent de Saint Mathurin d'où leur surnom de mathurins. Aujourd'hui ils aident les prisonniers et les captifs de toutes sortes. Bien que les Trinitaires aient une règle particulière, plusieurs historiens les mettent au nombre de ceux qui suivent la règle de Saint Augustin et qui sont des Chanoines réguliers.

Histoire

L’ordre est fondé à Cerfroid. En France la règle prescrivait de consacrer un tiers des revenus à l'entretien des religieux, un tiers au rachat des captifs, un tiers à l'hospitalité. Certains hôpitaux ne vécurent pas longtemps. Pendant la seconde moitié du XVIe siècle, les Trinitaires s'efforcèrent de sauver ce qui leur restait de leurs hôpitaux. L'ordre Trinitaire a perdu beaucoup de sa vitalité au cours des siècles du fait de la diminution progressive du nombre de chrétiens emprisonnés par les musulmans. Mais depuis la fin du XIXe siècle, il retrouve une nouvelle vigueur.

Clin d'oeil: Un peu d’ordre dans les Ordres.

Dominant le village de La-Bollène-Vésubie avec son clocher aux tuiles vernissées édifié en 1750, cet édifice baroque de 1725 a été plusieurs fois remanié, notamment suite au tremblement de terre de 1887, le fameux séisme qui a frappé Menton. L'église est à nef unique avec quatre chapelles. La voûte est peinte: fresque avec martyre de Sainte Rita, et au centre Saint Laurent et son gril, le Saint Patron au-dessus de La Bollène.

Cette église renferme plusieurs tableaux remarquables. Intéressons-nous à une toile du XVIIe des Trinitaires avec Notre Dame du Bon Remède entre les saints Pierre et Antoine de Padoue. On peut voir plusieurs croix symboliques de cet Ordre. L’Ordre des Trinitaires est un Ordre religieux catholique fondé en 1194 par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois, à l'origine pour racheter les chrétiens prisonniers des Maures. Le tableau rappelle cette mission des Trinitaires qui ont eu un couvent à Saint Etienne de Tinée.

Nous retrouvons un autre tableau sur ce thème en Vésubie. Celui de l’autel des Ames du Purgatoire (1667) ou du Suffrage de Jean Baptiste Gastaldi à Saint Michel du Gast à Roquebillière. Il s'agit d'une commande de Pierre Achiardy de l'Alp, prieur de l'époque. C’est écrit au bas de la toile.

Un autre ordre avec la même vocation du rachat des chrétiens captifs est fondé un peu plus tard : celui des Mercédaires fondé par le languedocien Pierre Nolasque, encouragé par son confesseur, le dominicain Raymond de Penyafort. Une huile sur toile de Jacques Viany (1644) leur est dédiée dans l’église Saint Michel à Venanson. Cette toile provient de l’ancienne chapelle des Pénitents Noirs.

Merci, mercedem. Les deux ordres s’étaient donnés pour mission de délivrer les chrétiens en captivité (pris par les pirates barbares notamment). Merci vient du latin merces qui signifie salaire, récompense, grâce et enfin rançon.