Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Sainte Delphine (de Sabran)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
26-11-2016

Sainte Delphine (de Sabran)

1283-1360

Culte

Fête le 26 novembre, le 27 septembre à Nice, bienheureuse mais pas canonisée sainte.

Attributs

En costume de tertiaire avec manteau d'hermine et couronne.

Hagiographie

Sa biographie est connue par les actes de son procès de canonisation en 1363.

Delphine de Sabran née à Puimichel, dans les Alpes provençales. Orpheline dès l’âge de sept ans, Delphine entra à l’abbaye de Sainte-Catherine de Sorps (gorges du Verdon). Son éducation fut confiée à sa parente la moniale Sibylle de Puget qui lui donna le dégoût du mariage et une totale répulsion face à la maternité en lui lisant les différentes vies des saints et des saintes «vierges». Aussi ce fut elle qui, en 1299, imposa à son jeune époux Elzéar de Sabran le mariage virginal.

Veuve en 1323, Delphine continua à vivre à la cour de Naples où pendant dix-sept ans elle fut la confidente de la reine Sancia, la seconde épouse de Robert d’Anjou, qui depuis 1319 s’était vouée en intention à la vie monastique. À sa demande, Delphine prononça, en 1331, ses vœux de pauvreté. Ces biens ont été rachetés par le frère cadet d’Elzéar, Guillaume de Sabran.

Elle ne revint en Provence qu’un an après la mort du roi Robert, en 1344, quand la reine Sancia désignée par son époux, sur son lit de mort, comme régente du royaume. En 1345, Delphine se fixa à Apt, mais séjourna à plusieurs reprises à Nice, et bien qu’atteinte d’hydropisie, elle y continua «les exercices de mendicité publique» qu’elle avait commencé à Naples. Son attitude choqua.

Cinq ans plus tard, elle se retira, près de Cabrières-d'Aigues, à Roubians, le pays natal d’Elzéar. Ce fut sans doute dans sa cellule que se place l’épisode de la vision prémonitoire de la mort du comte de Sault, qui décéda effectivement en 1355. De retour à Apt, la recluse s’installa dans un pauvre oustaou, près du Calavon.  La comtesse se flagellait régulièrement avec une discipline et était sujette à des crises continuelles de larmes.

Son entourage béguinal commençait à parler de ses miracles et à répandre vers l’extérieur les reliques de la comtesse. Après sa mort, à Apt, le jeudi 26 novembre 1360, immédiatement une demande de canonisation fut présentée. Mais celle-ci n’eut jamais lieu.

Sa présence à Nice a créé une certaine dévotion envers la bienheureuse. Il y avait une chapelle rurale au Riodam (Contes) selon Paul Canestrier .