Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Raymond de Peynafort (Peñafort)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
27-11-2016
Eglise Saint Michel de Venanson

Saint Raymond de Peynafort (Peñafort)

1175-1275

Culte

Fête le 7 janvier, il est le patron des véliplanchistes, suite à une légende: envoyé aux Baléares par le roi Jacques Ier d'Aragon, il désire retourner à Barcelone, contre la volonté du souverain, qui interdit à tous les marins de le prendre à leur bord, de lui vendre ou de lui louer un bateau. Alors Raymond de Peñafort étend sur l'eau sa cape de dominicain, en relève un pan en guise de voile sur son bâton, et navigue ainsi à une vitesse fulgurante jusqu'à Barcelone. 

Attributs

Biographie

La notoriété de l'Ordre a permis d'avoir des textes sur sa biographie. Il suit des études à l’université de Barcelone, puis part se perfectionner en droit à l’université de Bologne, où il est fait docteur.

De 1195 à 1210, il enseigne le droit canon. En 1210, il part enseigner à Bologne, où il reste jusqu’en 1222, occupant trois années la chaire de droit canon. À son retour à Barcelone en 1222, il entre dans l'ordre des Frères prêcheurs.

Il est le confesseur du roi d’Aragon Jacques Ier. Contacté par Pierre Nolasque, il obtient le soutien du roi pour la fondation en 1218 de l’ordre de Notre-Dame de la Merci pour le rachat des chrétiens enlevés par les musulmans.

En 1230, il est appelé à Rome par le pape Grégoire IX pour participer à la codification du droit canon. Il reste en contact avec Jacques Ier, et le pousse à instaurer le tribunal de l’Inquisition en Aragon (1232). De retour en Espagne, il y devient maître général des dominicains en 1238 et publie les constitutions de l'ordre (version en vigueur jusqu'en 1924); il résigne sa charge en 1240. En 1242, il édite le premier manuel de l’Inquisition. Il obtient que les veilles de dimanche et jours de fête soient fériés. Il meurt le 7 janvier 1275.

Un autre Raymond.

Un autre saint, nommé Saint Raymond Nonnat (surnom pour non né car venu au monde par césarienne) a été le successeur de Pierre de Nolasque. Il était parti en Afrique du Nord pour remplacer un esclave en attente de la rançon. Prêchant pour convertir les musulmans, on lui met un cadenas aux lèvres ce qui sera son attribut. Pierre de Nolasque le fait libérer. Il est confondu avec Raymond de Paynafort.

Photo JPB: Saint Raymond de Peynafort (Peñafort) à droite sur le tableau de l'autel de la Miséricorde de l'église Saint Michel de Venanson.