Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Dominique (de Guzman)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
30-01-2018
Eglise N-D de l'Assomption à Saint Martin Vésubie

Saint Dominique (de Guzman)

1170-1221

Fondateur de l'ordre des frères prêcheurs appelés  «dominicains, les "canes domini" ou chiens de Dieu.

Culte

Fêté le 8 août il est le patron des astronomes et scientifiques. On l'associe à des qualités de prédication.

Attributs

Représenté, habillé en dominicain (robe blanche et manteau noir) muni d'une croix, d'un livre et d'un globe terrestre. Une étoile lui pare le front tandis qu'un chien noir et blanc portant une torche enflammée dans sa gueule l'accompagne et que des lys l'entourent. La dévotion des dominicains pour le Rosaire fait que ce saint est souvent représenté dans les tableaux de la Vierge du Rosaire (avec Catherine de Sienne).

Biographie

La Légende Dorée de Jacques de Voragine, qui lui consacre un long article, reprend les textes de nombreux auteurs contemporains du saint.

Dominique est né à Caleruega, dans l'actuelle province de Burgos. Ce n’est qu’au début du XVe siècle qu’apparaît l’indication selon laquelle Dominique aurait appartenu à la prestigieuse famille des Guzman, ducs de Medina Sidonia.

Dominique étudie la théologie et la philosophie à Palencia. A l'âge d'environ 25 ans, en 1196, il entre comme chanoine au chapitre des chanoines réguliers d'Osma. Il se distingue de bonne heure par la ferveur de son zèle et par son talent pour la prédication.

Dominique apparaît effectivement dans une charte datée du 13 janvier 1201 avec la qualité de sous-prieur du chapitre d'Osma. En 1203, Dominique accompagne son évêque, Diego de Acebo, chargé par le roi Alphonse VIII de Castille d'une ambassade auprès du roi de Danemark afin d'obtenir une princesse en mariage pour l'infant.

Traversant ce qu'on appelle aujourd'hui l'Occitanie, Dominique y rencontre l'hérésie cathare. À son retour du Danemark, après un deuxième voyage en 1205, Dominique passe par Rome et Cîteaux, puis s'arrête en Languedoc, apparemment résolu à combattre l'hérésie. Pour concurrencer une institution cathare comparable, Dominique avec Diego de Acebo établit à Prouille dès 1206 le premier monastère de femmes, en utilisant l'ancienne église et quelques dépendances, dont la majeure partie est donnée par Guillaume et Raymonde Claret.

L'assassinat du légat du pape, le cistercien Pierre de Castelnau, imputé à Raymond VI de Toulouse, déclenche en 1209 la croisade des Albigeois et Dominique suit les croisés dans les places conquises cherchant à obtenir des conversions. En 1215 il s'établit à Toulouse, avec quelques proches, dans des bâtiments donnés par Pierre Seila (ou Pierre Seilhan), visibles aujourd'hui au 7, place du Parlement. Foulques, évêque de Toulouse, collaborateur de Dominique depuis 1206, les autorise à prêcher dans tout le territoire de Toulouse.

Au mois de novembre, Dominique et Foulques sont à Rome, au IVe concile du Latran : là, avec le pape Innocent III, ils projettent l'établissement d'un ordre des Prêcheurs.

Ainsi, et peut-être inspiré par le tout récent ordre mendiant de François d'Assise, Dominique fonde en 1216 l'ordre des Prêcheurs, mieux connu aujourd'hui sous le nom de Dominicains qui seront, à l'inverse des Franciscains invités à s'instruire sans relâche. Il préconise la lecture et l'étude de la Bible.

Il emploie ses dernières années à répandre son institut, qui bientôt compte de nombreux couvents en France, en Italie, en Espagne. Le 8 août 1221, Dominique meurt à Bologne après une longue maladie. Les dominicains seront associés à l'action de l'Inquisition.

Photo JPB: Statue du XVIIe de Saint Dominique dans l'église N-D de l'Assomption à Saint Martin Vésubie