Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Bruno

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
02-01-2018
Eglise Sainte Élisabeth Toudon

Saint Bruno (de Cologne ou Le Chartreux)

1030-1101

Culte

Fêté le 6 octobre il est le fondateur de l'ordre des Chartreux. Il ne fut jamais canonisé.

Attributs

Il porte l'habit blanc des chartreux, une canne ou une crosse une étoile sur la poitrine ou encore une mitre ou une crosse à terre.

Biographie

Peu de documents nous sont parvenus concernant sa vie si ce n'est des éléments dans l'autobiographie de Guibert de Nogent mort en 1124. Le reste provient de récits légendaires.

Bruno serait né à Cologne, en Allemagne, d'une famille de haut rang dont le nom est inconnu, probablement un peu avant 1030. Il aurait été d'abord chanoine dans sa ville natale qu'il quitta assez jeune pour continuer ses études à Reims, ville réputée à l'époque pour son école cathédrale. Pendant une trentaine d'années, Bruno demeure à Reims.

En 1057, l'archevêque de Reims, Gervais de Belleme, lui confie en remplacement d'Hermann, la direction de l'école dont il avait été l'élève. Il y enseigne les arts libéraux et la théologie. Bruno exerce cette charge pendant 20 ans.

L'archevêque de Reims, Gervais, meurt en 1067 et est remplacé par un homme sans scrupules, Manassès de Gournay. L'attitude de Manassès devient  insupportable, à tel point qu'un concile réuni à Lyon en février 1080, prononce sa déposition. De nombreuses personnes pensent alors à l'intègre Bruno pour remplacer Manassès de Gournay sur le siège archiépiscopal de Reims.

Mais celui-ci a d'autres projets en tête, ayant formé le dessein de se retirer dans la prière avec quelques amis. Il refuse donc le siège qui avait été naguère celui de Saint Remi, met de l'ordre dans ses affaires et donne tous ses biens aux pauvres.

En 1083, avec deux amis, il se rend en Bourgogne, où Saint Robert de Molesmes lui ayant remis un ermitage, il s'y retire un moment. C'est là qu'il se sent attirer par une vie d'ermite propice à la recherche de Dieu. Saint Hugues de Châteauneuf, l'évêque de Grenoble, lui suggère de s'installer dans la solitude sauvage du massif de la Chartreuse où il resta six ans. Bientôt s'y élève un monastère (la Grande Chartreuse) dont les moines vivent isolés dans des demeures individuelles, y menant une existence austère et laborieuse, ne se réunissant que pour l'office. Ils n'ont pas l'intention de former un ordre.

En 1091, Bruno est appelé à Rome par le pape Urbain II puis en 1092, il part en Calabre où il fonde d'autres ermitages et se retire dans l'un d'eux, Santa Maria del Bosco, secondé par son bras droit Lanuin et avec l'accord du comte Roger Ier de Sicile qui fait don de terres à la nouvelle fondation calabraise. À l'ermitage de Sainte-Marie est bientôt associé un monastère de vie cénobitique.

Bruno meurt au monastère de Santo Stefano del Bosco neuf ans plus tard, le 6 octobre 1101. 

Dès les dernières décennies du XIe siècle, l'ensemble du complexe monastique passe à l'ordre de Cîteaux, puis tombe en décadence. Il faut attendre le début du XVIe siècle pour que les chartreux viennent relever les lieux et fonder la chartreuse de Santo Stefano del Bosco.

Photo:  Saint Bruno à droite sur Notre Dame des Sept Douleurs huile sur toile 1647 de l'église Sainte Élisabeth Toudon