Cisterciens

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Mise à jour
04-01-2018
Blason des Cisterciens

Photo Blason des Cisterciens

Cisterciens

1098

Les cisterciens portent actuellement  une tunique blanche (non teintée au début) et un scapulaire noir sans capuchon qui  sert à protéger la tunique. De moines gris ils devinrent les moines blancs.

Règle

Stricte observance de la Règle bénédictine soit la "Règle cistercienne": recherche de l'isolement, pauvreté intégrale, refus des bénéfices ecclésiastiques, travail manuel et autarcie.

Origine

L'ordre cistercien  également connu sous le nom d'ordre de Cîteaux ou de saint ordre de Cîteaux, est un ordre monastique chrétien réformé dont l'origine remonte à la fondation de l'abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098. En 1101  la règle Institutio monachorum cisterciensium est rédigée. L'ordre cistercien joue un rôle de premier plan dans l'histoire religieuse du XIIe siècle. Par son organisation et par son autorité spirituelle, il s'impose dans tout l'Occident.

Son influence se révèle particulièrement forte à l'est de l'Elbe où l'ordre fait «progresser à la fois le christianisme, la civilisation et la mise en valeur des terres». Restauration de la règle bénédictine inspirée par la réforme grégorienne, l'ordre cistercien promeut ascétisme, rigueur liturgique et érige, dans une certaine mesure, le travail comme une valeur cardinale, ainsi que le prouve son patrimoine technique, artistique et architectural. Outre le rôle social qu'il occupe jusqu'à la Révolution, l'ordre exerce une influence de premier plan dans les domaines intellectuel ou économique ainsi que dans le domaine des arts et de la spiritualité. Il doit son considérable développement à Bernard de Clairvaux (1090-1153), homme d'une personnalité et d'un charisme exceptionnels.

Son rayonnement et son prestige personnel en ont fait au XIIe siècle le plus célèbre des cisterciens. S'il n'en est pas le fondateur, il demeure le maître spirituel de l'ordre. Bien qu'ils suivent la règle de Saint Benoît, les Cisterciens ne sont pas à proprement parler considérés comme des Bénédictins. En effet, c'est au IVe concile de Latran (1215) que le mot "bénédictin" apparut pour désigner les moines qui n'appartenaient à aucun Ordre centralisé  par opposition aux Cisterciens. Mais de nombreux liens unissent les deux familles monastiques, en particulier dans le domaine de la formation.

Histoire

L'aventure cistercienne commence avec la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Molesme par Saint Robert en 1075, dans la région de Tonnerre. Sachant qu'il ne parviendra pas à satisfaire son idéal de solitude et de pauvreté dans le climat de Molesme où s'opposent les partisans de la tradition et ceux du renouveau, Robert, avec l'autorisation du légat du pape Hugues de Die, accepte le lieu solitaire situé dans la forêt marécageuse du bas-pays dijonnais que lui proposent le duc de Bourgogne Eudes Ier et les vicomtes de Beaune, de lointains cousins, pour se retirer et pratiquer avec la plus grande austérité la règle de saint Benoît . Dans ce lieu proche de la vallée de la Saône, à vingt-deux kilomètres au sud de Dijon, il trouve un «désert», couvert de cistels (roseaux). Albéric et Étienne Harding, ainsi que vingt-et-un moines fervents, l'accompagnent dans son « affreuse solitude » où ils s'installent le 21 mars 1098, sur le site de La Forgeotte, alleu concédé par Renard, vicomte de Beaune, pour y fonder une autre communauté dénommée pour un temps  le novum monasterium. L'ordre doit le développement considérable qu'il a connu dans la première moitié du XIIe siècle à Bernard de Clairvaux, (1090-1153), le plus célèbre des cisterciens qui peut être considéré comme son maître spirituel . Ses origines familiales et sa formation, ses appuis et ses relations, sa personnalité même, expliquent en grande partie le succès cistercien.

A Nice un couvent de Cisterciennes de Saint Bernard (nommées les Bernardines) situé rue Saint Joseph  est fondé en 1661.