Antoine Bréa

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Mise à jour
30-01-2018
Retable de Saint-Jean-Baptiste  à Bonson

Antoine Bréa

XVe-XVIe

Frère de Pierre, Jeannette et Louis Bréa, fils du tonnelier Moneto, il avait épousé une certaine Louisette. Selon certains historiens il serait un cousin. Un contrat mentionne qu'il épouse Catherine Logue en 1498 mais il n'en est plus fait mention par la suite. Il eut un fils, François et une fille cadette, Jaumone, fille de Loysetta.

Un acte notarié, concernant Jaumone, dont le tuteur est Pierre Barii - alias Ballani - de Nice, des minutes de Ludovic Baldoini de Nice, nous apprend qu'Antoine Bréa n'était plus en vie le 17 mars 1527 et sa femme, Loysetta, non plus. En 1512-1513 il est associé au flamand Antonio Ronzen avec lequel il travaille à Marseille et à Saint Maximin.

Moins sensible et moins délicat dans les modelés et dans l'utilisation des couleurs, moins équilibré dans la structuration de l'espace que son frère Louis qui reste partout son modèle, Antoine Bréa est néanmoins un peintre justement renommé à son époque. Il a voyagé à plusieurs reprises en Provence jusqu'à Marseille et en Ligurie peut-être jusqu'à Gênes. Il a donc été au contact des grands courants de son époque. Il a pu rencontrer les principaux artistes qui travaillaient à ce moment entre Gênes et le Rhône et approcher leurs oeuvres à la charnière XVe-XVIe siècles (1480-1520)

Tout en étant moins précis et d'une technique inférieure à Louis Bréa, son art n'est pas sans un réel intérêt; il reflète un bon artiste régional

Source Luc Thévenon.


Antoine Bréa a souvent travaillé avec Antoine Ronzen. Il se peut qu'il ait été apprenti chez Antoine Ronzen ou qu'il se soit perfectionné auprès de lui. Les peintures portant sa signature sont:

-1504, un panneau de Saint-Antoine, à Gênes avec un Antonius (Ronzen?).

-1510-1515 - Annonciation, monastère de la Madonette, Gênes.

-c. 1520 - Crucifixion, Musée civico, Savigliano.

-1516, un retable de Saint-Michel à Diano Borello, hameau de Diano Arentino.

-1517, un retable de Saint-Jean-Baptiste, à Bonson (Alpes-Maritimes).

-1518, un retable de Notre-Dame-de-Consolation à Diano Borganzo, hameau de Diano San Pietro.

-1520, Retable de la Déposition de la Croix, monastère de Cimiez, Nice (avec Louis ?).

-1520-1525, Retable de SS Pierre et Paul, collection privée, Milan.

-1530, Retable de SS Honorat, Lambert et Clément, dans la cathédrale de Grasse

-? San Siro, Nervi.

-? Sébastien et Lucie, Palazzo Bianco, Gênes.

Il semble qu'entre 1504 et 1516 il ait exercé en Provence. En 1517, il reçoit de la Confrérie de Saint-Maur de Nice la commande d'un retable dédié à saint Maur. Jusqu'en 1520, il travaille à Marseille avec Antoine Ronzen. Il revient à Nice à partir de 1520 où il continue à travailler avec Antoine Ronzen. Il a peut-être peint avec lui le retable de Villars-sur-Var. Il a peut-être peint avec son frère le tableau de La Déposition de Croix  du monastère de Cimiez.

Photo JPB: Retable de Saint-Jean-Baptiste  à Bonson