Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Sainte Hélène

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
30-01-2018
Chapelle de la Sainte Croix à Saint Martin Vésubie

Sainte Hélène (mère de Constantin)

IVe

Culte

Fêtée le 18 août elle est la patronne des teinturiers, marchandes de  clous et aiguilles; on l'invoque pour la pluie au moment des récoltes.

Attributs

Avec des clous, une couronne, une croix, une maquette d'église.

Hagiographie

Eusèbe de Césarée (265-339) et Procope (490-565) ont fournit la base de son hagiographie. Sainte Hélène (vers 247/250 - vers 329/330), impératrice romaine, épouse de Constance Chlore et mère de Constantin. Elle serait née d'après l'historien Procope à Depranum dans la province de Bithynie en Asie Mineure (Turquie), cité dont le nom fut modifié après sa mort, par son fils Constantin, en Helenopolis.

D'après l'évêque et historien Eusèbe de Césarée elle aurait eu environ 80 ans lors de son retour de Palestine vers l'année 327 et donc serait probablement née entre 248 et 250. On ne sait que très peu de choses sur le début de sa vie, mais d'après Eusèbe, elle était d'origine très modeste, et d'après Saint Ambroise elle avait été « servante d'auberge » (stabularia). On ne sait avec certitude où elle rencontra Constance Chlore, mais ce fut peut-être en Asie Mineure lorsque Constance, officier de l'empereur Aurélien, participa à la campagne contre la reine Zénobie (271-273). Certaines sources la mentionnent comme son épouse, d'autres comme sa concubine. Elle donna naissance à Constantin vers 272 à Naissus, en Mésie (Niš, Serbie), cité  sur le Danube. À l'époque de l'établissement de la Tétrarchie, en 293, Constance Chlore, devenu César, dut épouser Théodora, fille de l'Auguste Maximien. Hélène vécut alors dans l'ombre, tout en restant proche de son fils Constantin.

Après l'avènement de Constantin, Hélène retrouva une vie publique à la cour et reçut le titre d'Augusta en 325. Elle est connue pour avoir organisé la première restauration des lieux saints chrétiens de Jérusalem. Elle se rendit (avec Saint Macaire d'Alexandrie?) dans la ville de Jérusalem en 325 afin d'y retrouver les saintes reliques de la Passion du Christ, donnant une impulsion aux pèlerinages en Terre Sainte. La découverte est appelée l'Invention de la Vraie Croix. Ce fut sur le site du Saint-Sépulcre où l'empereur Hadrien avait fait construire un temple à Vénus qu'Hélène fit abattre. Furent aussi retrouvés - d'après la Tradition - les clous de la Crucifixion. Elle mourut en 330 avec son fils à ses côtés.

Le corps de Sainte Hélène est ramené à Rome. Un moine nommé Theutgise, déroba en 841, une partie du corps qu’il apporta à l’abbaye bénédictine d’Hautviller dans le diocèse de Reims, où il fut placé dans une châsse derrière le maître autel. 

La ville d'Elne, ancienne Illiberis, tire son nom de l'impératrice Hélène.

Photo: Sainte Hélène en relief sur la façade la chapelle de la Sainte Croix à Saint Martin Vésubie.