Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Sainte Françoise Romaine

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
19-11-2016
En bas à droite Sainte Françoise Romaine

Sainte Françoise Romaine

1384-1440

Culte

Fêtée le 9 mars, elle est la patronne des automobilistes. Fondatrice du couvent de Monte Oliveto, on l'invoque pour se protéger de la peste et pour la rédemption des Ames du Purgatoire.

Attributs

Elle  est figurée avec la robe noire et le voile blanc des bénédictines, en train de distribuer du pain aux pauvres; elle a souvent à son côté son Ange gardien Elle est aussi représentée parfois avec un petit âne ou un panier de légumes. De même, elle est montrée portant l'Enfant Jésus que la Vierge lui a remis pour le transporter d'une église à une autre. 

Hagiographie 

Elle a dicté un Traité de l'Enfer en 1414 et sa canonisation fut envisagée dès sa mort. Il en est résulté une hagiographie très riche.

Fille de nobles romains, Françoise est née à Rome en 1384. La petite fille souhaitait depuis toujours se retirer dans un cloître, mais à 12 ans, elle dut, sur l'ordre de son père, épouser Lorenzo Ponziani. Une fois mariée, tout en assumant ses charges domestiques et familiales, elle continua une vie de piété et de pénitence.

Son premier enfant, Jean-Baptiste naquit en 1400. Elle avait vingt ans lorsque naquit son deuxième fils, Jean-Evangelista. Il fut frappé de la peste, lorsque celle-ci dévasta la ville de Rome. Trois ans plus tard lui naissait une fille, Agnès.

Lors d'une épidémie de peste, Françoise et sa belles-soeur, Vanozza ,manifestèrent un grand dévouement aux malades et aux victimes de la famine qui s'ensuivit.

C'est ainsi qu'elle fonda, le 15 août 1425, l'association des Oblates de Marie, rattachée aux bénédictins du mont Olivet, dont Eugène IV confirmera la règle en 1444.

À la mort de son mari, en 1436, Françoise rejoignit immédiatement la Maison des Oblates qu'elle avait fondée où elle vécut dans un profond dénuement, vivant de légumes et d'eau pure, portant cilice et utilisant les disciplines. Elle mourut le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste.

La tradition locale a propagé son culte au XVIIe.

Photo: elle est représentée sur une huile sur toile le Mariage mystique de Sainte Catherine dans l'église Saint Michel de Saint Sauveur sur Tinée.