Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Sainte Christine

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
03-01-2018
Eglise Saint Véran Utelle

Sainte Christine (Martyre)

IIIe

Plusieurs saintes portent le nom de Christine, mais il pourrait bien ne s'agir que de la même personne. 

Culte

Fêtée le 24 juillet

Attributs

Christine de Bolsène  représentée vêtue à l'antique, avec une ancre, une épée, des flèches, une palme et une couronne de roses, un livre dans la main gauche, une meule attachée au cou, près d'un rivage et d'une maison en flammes et parfois avec un serpent à la main ou lui léchant les pieds, et également avec des tenailles.

Hagiographie

La Légende Dorée de Jacques de Voragine, qui lui consacre un article reprend le texte de l'archevêque Alphanus de Salernes (XIe). Son hagiographie est en rapport avec celles de Barbe et Elisabeth de Hongrie. La Légende Dorée fait référence à la ville de Tyr, engloutie dans le lac de Bolsène.

Sainte Christine de Bolsène est une sainte martyre ayant vécu, selon les sources, au IIIe siècle. Son père était un riche magistrat romain qui vénérait les idoles païennes. Il possédait un grand nombre de ces statues en or, que sa fille, convertie au christianisme, brisa et donna aux pauvres. Son père, furieux, la fit fouetter et emprisonner. Elle a été enfermée dans une tour  puis livrée au bourreau.  Face à son refus de renoncer au Christ, le père écartela Christine avec des crochets en fer et finit par la jeter au feu. Voyant qu'elle avait survécu à ce traitement, il fut si frappé qu'il en mourut dans de grandes souffrances.

Cela ne mit pourtant pas un terme au chemin de croix de Christine, étant donné qu'un second magistrat fut nommé. Ce dernier l'exhorta à davantage de sagesse en lui rappelant ses origines aristocratiques, ce à quoi elle aurait répondu : « Le Christ, que tu méprises, me délivrera de tes mains ». La réplique exaspéra le magistrat, qui l'enferma dans un four pendant cinq jours, en vain. Le juge suivant l'enferma en compagnie de serpents venimeux: ces derniers l'ignorèrent mais tuèrent le gardien. Christine ramena le gardien à la vie et le convertit au christianisme, mais sa seule récompense fut d'avoir la langue coupée. Elle succomba finalement à la mort après avoir été percée de flèches. Certains récits la font mourir dans le lac de Bolsène où ses restes étaient retrouvés et déposés dans la cathédrale.

Sainte Christine de Tyr au Liban (double de Catherine de Bolsène) a également une hagiographie proche et ses reliques sont conservées à Palerme en Sicile.

Il y a  à Utelle dans le Haut Pays un ancien hôpital appelé Sainte Christine d'Utelle (vierge et martyre) fondé par le prêtre "Cristini".

Photo JPB: Sainte Christine à droite sur une huile de l'église Saint Véran à Utelle