Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Sainte Barbe

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
01-01-2018
Sainte Barbe

Sainte Barbe (Vierge et Martyre)

IIIe

appelée aussi Sainte Barbara

Culte

Fêtée le 4 décembre elle est la patronne des mineurs. De nombreuses traditions sont liées à la fête de la Sainte Barbe. Elle est censée protéger de la foudre. La tradition provençale est de semer du blé ou des lentilles sur un coton humide le 4 décembre.

Attributs

Sainte Barbe est généralement représentée en jeune fille, avec une palme de martyre, elle peut porter une couronne, un livre, un ciboire ou une hostie. Une tour à trois fenêtres (symbole de La Trinité), un éclair ou des flammes constituent également d'autres attributs de la sainte. Elle peut porter une plume de paon, symbole d'éternité ou fouler à ses pieds son père qui est aussi son persécuteur. Elle lève trois doigts, signe de La Trinité.

Hagiographie

Son culte est attesté dès le VIe mais cette sainte est probablement légendaire bien qu'elle fut inscrite au martyrologe romain.

Sainte Barbe aurait vécu au milieu du IIIe vers Nicomédie (Turquie). Son père, Dioscore, aurait été un riche édile païen descendant de satrapes (gouverneurs) perses. Pour protéger sa virginité ou la protéger du prosélytisme chrétien, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa. Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Elle fut d'abord torturée: on lui brûla certaines parties du corps et on lui arracha les seins mais elle refusa toujours d'abjurer sa foi. Son père (ou Dioscore peut-être)  la décapita mais fut aussitôt châtié par le Ciel: il mourut frappé par la foudre.

Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de Sainte Barbara qui lui fut donné.

Photo: sainte Barbe sur les fresques de Jean Baleison de la chapelle Saint Claire Saint Sébastien à Venanson