Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Roch

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
30-01-2018
Chapelle Saint Sébastien Saint Bernard Roure

Saint Roch  

c.1350-1379

Culte

Fêté le 16 août, son culte apparait au  XVIe et supplanta celui de Saint Sébastien. Il est invoqué contre les épidémies dont la peste. Il est le patron des pèlerins, confréries, chirurgiens... Son culte a laissé son empreinte dans le vocabulaire courant (roquet, roquette).

Attributs

Habit de pèlerin avec coquille Saint Jacques, un bâton, et ou un chapeau, un chien avec du pain à ses côtés et il montre un bubon sur sa jambe.

Hagiographie

Selon l'hagiographie consacrée notamment par Jean de Pins dans sa Vita Santi Rochi de 1516, Roch naquit à Montpellier vers 1350, seul fils d'un consul de la ville et d'une mère nommée Libère. Orphelin très jeune, il fut confié à son oncle. Il étudia probablement la médecine car, pour soigner un bubon, il utilisait une lancette, instrument en usage chez les médecins de la ville (Montpellier possède depuis 1220 une école de médecine).

À sa majorité, il distribua tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome, probablement par le chemin des Lombards (aussi appelé camino francescano - chemin des Franciscains; c'est une partie de la via Francigena). Il s’arrêta en plusieurs villes d'Italie atteintes par la peste (celle de 1348, appelée peste noire ou bubonique, tuait les malades en cinq jours : elle ravagea Paris dans les années 1348-1349, puis réapparut vers 1361-1362) et s’employa à servir les malades dans les hôpitaux. Rome étant attaquée du même mal, il s'y rendit, et s'y occupa de même pendant environ trois ans.

À son retour, il s’arrêta à Plaisance, également en proie à l'épidémie. Roch finit par attraper lui-même la maladie et il se retira dans une forêt près de Plaisance pour ne pas infecter les autres. Seul un chien vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître (Saint Gothard dit-on). Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu'il put ainsi le secourir.

Saint Roch est généralement représenté avec son chien (Saint Roquet, d'où le terme de roquet pour désigner un chien), dont il est inséparable, d’où l’expression, pour parler de deux personnes inséparables : «c'est saint Roch et son chien». Quand il revint dans sa patrie vers l'âge de trente ans, Roch était défiguré par les mortifications qu'il avait subies. À Montpellier, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère vers 1378, ses concitoyens ne s'étant rendu compte que trop tard de leur méprise.

Photo: Fresque de Andrea de Cella dans la chapelle Saint Sébastien Saint Bernard de Roure.