Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Pons (de Cimiez)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
27-11-2016
Eglise Saint Pons à Lantosque

Saint Pons (de Cimiez)

IIIe

Culte

Fêté le 14 mai.

Attributs

En saint légionnaire, souvent en jeune page de cour du Moyen-Age  ou en évêque.

Hagiographie

La vie de Saint Pons est connue par de nombreux manuscrits du IXe (martyrologe d'Usuard) et Xe dont les textes de base pourraient être du Ve. Selon la tradition, le chevalier romain Pontius, fils d'un sénateur romain, se convertit très jeune au christianisme sous l'impulsion du pape Pontien (230-235). Sa conversion entraîne celle de son père et de sa maison. À la mort de ce dernier, Pontius devient sénateur à son tour. Il donne ses biens au pape Fabien (236-250) pour les distribuer aux pauvres.

Sa position sociale lui permet de convertir l'empereur Philippe l'Arabe (244-249) et son fils mais les règnes de Valérien (253-260) et Gallien (253-268) voient bientôt les chrétiens soumis à des persécutions.

Pontius quitte l'Italie pour s'installer à Cimiez. Pontius n'est pas pour autant à l'abri, car le gouverneur des Gaules Claudius met en œuvre la politique impériale de persécution des chrétiens dès son arrivée en cette cité. Pontius est arrêté. Refusant de sacrifier aux dieux païens, il est soumis au supplice du chevalet sans aucun dommage, puisque l'engin se brise. Il est alors jeté en pâture à deux ours dans l’amphithéâtre de Cimiez, mais les fauves se retournent contre leurs gardiens. Le bûcher se révélant tout aussi inefficace, il est finalement décapité sur un rocher qui domine la rive du Paillon et son corps est précipité au bas de la falaise.

Valerius, qui avait été converti en même temps que Pontius, enterre de nuit le corps du martyr là où il gît. Puis, réussissant à racheter aux greffiers les actes du martyre, il les emporte avec lui et, fuyant la persécution, s'éloigne en bateau vers le pays des Libyens.

Le martyre de Pons est traditionnellement placé en 257 ou 258. Il aurait été inhumé dans une nécropole située à l'emplacement de la future abbaye. Selon la légende, sa tête roula dans le torrent et fut emportée par la mer jusqu'à Marseille, où la relique fut recueillie par les moines de l'abbaye Saint-Victor.

Le lieu supposé du martyre se situait sur un roc surplombant le Paillon par un à-pic et sur lequel a subsisté jusqu'en 1925, date de sa destruction et de l'arasement du roc, une chapelle-martyrium dédiée à Saint Pons.

Plusieurs localités rappellent sa mémoire, il aurait évangélisé la vallée de l'Ubaye. La tradition dit que Charlemagne aurait créé l'abbaye de Saint Pons et nommé Siagre, son neveu, prieur.  Ce Siagre est assimilé à un saint abbé de l'abbaye.

Photo: Saint Pons dans l'église Saint Pons à Lantosque