Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Honorat (d'Arles ou de Lérins)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
27-11-2016
Eglise Saint Honorat Rimplas

Saint Honorat (d'Arles ou de Lérins)

Ve

Culte

Fêté le 16 janvier.

Attributs

Hagiographie

Raymond Feraud, né à Ilonse, un moine troubadour du XIVe, a écrit une vie romancée de Saint Honorat en vers qui mélange hagiographie et chanson de geste. Hilaire son successeur et biographe, a écrit une Vie de Saint Honorat.

Honorat d'Arles, évêque d'Arles (début 427-430  à Arles), également surnommé Honorat de Lérins, est le fondateur de l'abbaye de Lérins (vers 400-410).  

Issu de l'aristocratie gallo-romaine de Toul, Andronic, né vers 350, reçoit l'éducation qui était celle des jeunes gens de son temps: philosophie, et surtout rhétorique. Très jeune, il choisit de recevoir le baptême et prend le nom de Honorat. Avec son frère Girman, baptisé Venantius, il mène une vie d'ascèse dans la propriété familiale. Honorat entreprend quelques années plus tard un voyage vers l'Orient en compagnie de son frère Venantius et d'un vénérable vieillard, Caprais, son père spirituel. Venantius meurt en Grèce.

Honorat revient en Gaule en passant par l'Italie. Avec quelques compagnons, dont le fidèle Caprais, Honorat choisit la petite île de Lérina (aujourd'hui île Saint-Honorat, la plus petite des îles de Lérins), au large de Cannes, pour fonder un monastère qui deviendra très vite une "immense couvent" ("ingens cenobium "d'après Saint Jean Cassien, fondateur de l'abbaye de Saint Victor de Marseille). L'île de Lérina  était inhabitée depuis longtemps. Honorat fait fuir les serpents qui l'avaient envahie et fait surgir une source (ce sont les deux seuls "miracles" que lui attribue son biographe, Hilaire d'Arles).

Ordonné prêtre par l'évêque de Fréjus, Honorat met tout en œuvre pour faire avancer ses disciples dans les voies de la perfection. Certains historiens lui attribuent la première des règles "lériniennes", qui serviront de modèles, avec celles de Césaire d'Arles, à Saint Benoît (règle bénédictine). Très rapidement la renommée d'Honorat s'étend et le monastère connaît un rayonnement exceptionnel dans tout le sud-est de la Gaule, et jusque dans le Valais.

Deux ans avant sa mort, Honorat est élu évêque d'Arles. Maxime, deuxième abbé de Lérins, le remplace à la tête du monastère. À son arrivée à Arles, Honorat trouve les caisses du trésor pleines de richesses amassées par ses prédécesseurs. Le dernier, Helladius, était pourtant un moine. D'après Hilaire son successeur et biographe, Honorat n'hésite pas à redistribuer toutes ces richesses, ne se réservant pour l'évêché « que ce qui devait suffire aux nécessités du ministère ». Honorat fait alors rapidement l'unanimité dans son diocèse. Hilaire nous rapporte aussi qu'Honorat prêche chaque jour avec perspicacité et clarté, surtout lorsqu'il disserte sur la divine Trinité. Honorat meurt le 16 janvier 430, après avoir désigné pour lui succéder sur le siège d'Arles, Hilaire, son proche parent, qui avait vécu auprès de lui dans son monastère de Lérins.

Photo JPB: Saint Honorat dans l'église Saint Honorat de Rimplas