Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Hippolyte (de Rome)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
27-11-2016
Abscans et Hippolyte Sospel

Saint Hippolyte (de Rome)

170 – 235

Culte

Fêté le 13 août, il est le patron des gardiens de prisons et le protecteur des chevaux.

Attributs

En soldat romain en compagnie  parfois de Saint Laurent.

Hagiographie

Selon la Légende Dorée et certaines traditions, Saint Hippolyte était un tribun romain du IIIe siècle qui fut chargé de la surveillance en prison du diacre Saint Laurent. Édifié par la conduite de ce dernier, il se convertit au christianisme et fut baptisé par Laurent avec les dix-neuf personnes de sa maison. Il fut martyrisé à cause de sa foi vers 258, à Rome.

La tradition rapporte qu'après le martyre de Laurent, Hippolyte alla l'enterrer secrètement dans la propriété de la veuve Kyriaquie, en compagnie du prêtre Justin. Il fut dénoncé et bientôt arrêté, pour être conduit devant l'empereur Valérien. Espérant vaincre sa résolution, l'empereur le fit revêtir de ses ornements militaires et lui promit de grands honneurs. Mais Hippolyte resta inflexible. Flagellé avec des chaînes portant à leurs extrémités des crochets, il fut ensuite attaché à des chevaux sauvages qui le traînèrent. Il ne survécut pas à ce traitement, et mourut, précédé de peu par sa nourrice, Concordia, et les gens de sa maison qu'il avait convertis. 

Il est représenté à droite sur la façade de la Cathédrale Saint Michel à Sospel.

Remarque:

L'usage l'a assimilé à Hippolyte de Rome, un théologien, antipape de 217 à 235, mort martyr sous Maximin Ier le Thrace.

Hippolyte est grec, originaire d'Alexandrie, et ancien élève d'Irénée de Lyon. Il est sans doute l'écrivain chrétien le plus prestigieux de l'époque, en tout cas dans la partie occidentale de l'empire. Il s'oppose avec force au pape Calixte Ier qu'il accuse d'introduire de nouvelles coutumes dans l'Église. Il rejette totalement la volonté de Calixte d'autoriser les unions entre esclaves et patriciens. L'Église catholique romaine le considère comme un martyr.