Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Georges (de Lydda)

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
30-01-2018
Eglise de Saint Dalmas le Selvage

Saint Georges (de Lydda)

280-303

Culte

Fêté le 23 avril il est le patron des chevaliers chrétiens; on l'invoque pour se protéger des ennemis. Patronné par les Templiers, son culte s'est répandu au XIIIe.

Attributs

Il est principalement représenté en chevalier  qui terrasse un dragon à cheval (Saint Michel étant à pied) sans aile: allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le Démon (du bien sur le mal) mais aussi sur  le supplice de la roue hérissée de lames de fer. Il porte une bannière blanche avec une croix rouge (celle des croisés).

Hagiographie

La Légende Dorée de Jacques de Voragine, qui lui consacre un article, reprend le récit d'écrits anciens. Les héros combattant les dragons étaient nombreux dans les traditions païennes. Ils donneront naissance au culte de Saint Georges. Les croisés ont contribué à répandre son culte. En fait il s'agit d'un héros totalement légendaire.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l'armée romaine; il est élevé par l'empereur Dioclétien aux premiers grades de l'armée. Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort.

Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges engage avec le dragon un combat acharné; avec l'aide du Christ et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu'à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d'un coup de cimeterre car il les effrayait toujours, puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits contre les chrétiens de Dioclétien, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit le martyre: livré à de nombreux supplices, il survit miraculeusement et finit par être décapité. Son hagiographie l'a rendu très populaire.

Photo: Saint Georges à gauche sur le retable de l' église de Saint Dalmas le Selvage.