Ces saints sont choisis pour protéger de manière prophylactique selon la tradition locale ou pour remercier de leur intercession. Leur biographie est  imprégnée de récits légendaires parfois repris ici selon leur hagiographie locale ou la plus usuelle.

Saint Antonin

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
19-01-2017
Eglise de Levens

Saint Antonin

Premiers siècles

Culte

Fêté le 2 septembre il s'agit souvent de Saint Antonin de Pamiers (Ariège) qui est assimilé à Saint Antonin d'Apamée en Syrie du IVe. De retour de la première croisade vers 1100, Roger Ier, comte de Foix, construit un château appelé Apamée en souvenir de la ville syrienne, ce qui donnera Pamiers.

Attributs

Il est représenté avec la palme du martyre et la dalmatique (tunique du diacre), dans une barque tirée par des aigles blancs.

Hagiographie

De nombreux récits contradictoires ont enrichi sa légende. Il serait né à Pamiers. Élevé dans la doctrine arienne, il décide pourtant d'embrasser la foi catholique et s'oppose à son père. Abandonnant sa fortune, il fait un passage à Rome où il est fait prêtre. Il prêcha dans quelques villes d'Italie et y aurait fait des miracles, notamment à Salerne où il serait resté durant 18 ans.

Revenu en Gaule (avec Saint Denis), Saint Antonin s'installe dans le Rouergue, faisant des prêches qui eurent un succès retentissant. Il y convertit un puissant propriétaire, le prince (ou plutôt un gouverneur) Festus et baptisa de nombreuses personnes. 

Il se retrouve à Toulouse, est arrêté et jeté en prison. Il convertit les geôliers et les baptisa. Il revient plus tard à Pamiers et prêche l'évangile. Un certain Métope, du fait de l'absence d'Antonin, a pris le contrôle de la région. Métope le condamne à mort. On le traîne jusqu'aux rives de l'Ariège et de son épée un soldat coupe le martyr en deux; d'un côté la tête et le bras droit, de l'autre le corps et le bras gauche. On tue et décapite également ses deux amis Jean et Almaque. Ses restes sont jetés au milieu de la rivière. Ce martyre eut lieu au début du VIe siècle, probablement en 506. De fidèles amis recueillent ses restes et l'enterrent sur le lieu du martyre où sera plus tard élevée une abbaye, construction permise par la venue de Clovis Ier à Toulouse, qui fait fuir Métope et les ariens de la région.

Un village porte le nom de Saint Antonin dans le Comté et l'église de Levens lui est dédiée.