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Rosa, rosa, rosam, « rosarium »…

Que les latinisants ne se choquent pas de ce jeu de mots. Les autres se rappelleront, peut-être, de la chanson de Brel. Eglise, chapelle ou autel, chaque commune possède un lieu dédié à Notre Dame du Rosaire. Mais pourquoi «du Rosaire». En fait dans les représentations de la Vierge au moyen-âge, celle-ci est couronnée d’une guirlande de roses: un rosarium, terme qui remonte au XIIe siècle.

La pratique des prières répétitives, par contre, remonte à des temps anciens. Dès l’an mille ces prières intègrent des ave et des pater.  Les cisterciens (ordre de Citeaux) et les dominicains au XIIe  siècle vont développer la pratique de ces prières: «une guirlande d’ave».  Le rosaire par la suite  consistera à réciter 3 chapelets de 5 dizaines d'ave chacun.

La Vierge du Rosaire  sera  représentée à partir de cette période suivant une iconographie plus ou moins codifiée : elle donne un rosaire à saint Dominique (fondateur des dominicains qui avait reçu le rosaire de la Vierge) et sainte Catherine de Sienne  (dominicaine  dont le culte est associé à celui de Dominique). La Vierge est entourée de 15 médaillons symboliques des épisodes de sa vie (« mystères joyeux, douloureux et glorieux »), faisant une correspondance avec les 3 chapelets.

La dévotion au Rosaire a toujours été vivace et l’Eglise la considère comme une prière méditative.  On peut méditer devant  la chapelle du Rosaire dans l’église Saint Honorat de Rimplas avec son tableau représentatif ainsi que dans l’église Saint Michel de Venanson. L’église de l’Assomption de Saint Martin Vésubie possède un retable remarquable en bois de 1697 à l’autel du Rosaire avec les médaillons des mystères sculptés.

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum (Je vous salue Marie… ) : 150 fois. Un rosaire récité  chaque jour du carême, c’est une expérience ou une méditation mémorable.

Rubrique du mois de octobre 2015 dans Le Portail VésubienPortail vesubien